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Le pétrole brut est probablement la matière première la plus utilisée et la plus
versatile disponible à des fins d'exploitation. Vers le milieu des années 1980,
environ 8,9 millions de barils de brut étaient produits chaque jour aux
États-Unis et 5 autres millions de barils de pétrole brut et de produits
pétroliers étaient importés. La production mondiale était de 53,4 millions de
barils par jour. L'Union soviétique était le plus gros producteur, avec environ
11,8 millions de barils par jour; l'Arabie Saoudite était le troisième
producteur, avec à peu près 3,5 millions de barils, moins de la moitié de ce
qu'elle produisait en 1980. Ainsi, les trois principaux producteurs
représentaient à eux seuls près de la moitié des réserves mondiales.
* un baril = 159 litres environ
PRODUCTION BRUTE
(en milliers de
tonnes)
|
Arabie Saoudite
|
404 620
|
416 420
|
449 900
|
|
Russie
|
461 100
|
399 337
|
305 800
|
|
États-Unis
|
373 918
|
362 661
|
381 589
|
|
Iran
|
171 285
|
171 708
|
184 200
|
|
Chine
|
140 992
|
142 097
|
160 100
|
|
Mexique
|
139 115
|
139 073
|
170 600
|
|
Venezuela
|
124 605
|
123 785
|
173 500
|
|
Norvège
|
91 383
|
104 481
|
157 105
|
|
Émirats arabes unis
|
114 769
|
103 962
|
121 200
|
|
Koweït
|
9 766
|
53 658
|
104 800
|
|
Nigeria
|
94 655
|
91 580
|
112 800
|
|
Royaume-Uni
|
86 833
|
89 179
|
127 728
|
|
Canada
|
75 939
|
78 855
|
95 611
|
|
Indonésie
|
72 387
|
74 169
|
73 200
|
|
Libye
|
71 815
|
69 117
|
70 200
|
|
Égypte
|
45 581
|
46 080
|
43 900
|
|
Oman
|
35 128
|
36 807
|
45 100
|
|
Algérie
|
37 698
|
36 333
|
61 900
|
|
Irak
|
13 776
|
25 840
|
58 300
|
|
Brésil
|
31 229
|
31 569
|
43 000
|
|
Malaysia
|
30 769
|
31 292
|
33 800
|
|
Argentine
|
25 329
|
28 617
|
42 600
|
|
Syrie
|
24 600
|
25 750
|
29 700
|
|
Inde
|
31 007
|
28 035
|
37 000
|
|
Angola
|
24 731
|
26 000
|
36 000
|
|
Colombie
|
21 450
|
22 170
|
33 700
|
|
Australie
|
25 432
|
22 311
|
28 800
|
|
Kazakhstan
|
non donné
|
22 547
|
25 700
|
|
Qatar
|
18 831
|
20 462
|
32 500
|
|
Équateur
|
15 639
|
16 756
|
20 200
|
|
Gabon
|
14 707
|
15 368
|
18 500
|
|
Yémen
|
non donné
|
8 143
|
18 100
|
|
Azerbaïdjan
|
11 741
|
10 696
|
9 000
|
|
R.D. du Congo
|
8 025
|
8 654
|
9 000
|
|
MONDE
|
2 976 458
|
2 991 296
|
3 447 717
|
Réserves
Les réserves mondiales de brut (c'est-à-dire la quantité de pétrole que les
experts sont certains de pouvoir extraire de façon économique) se montent à
environ 700 milliards de barils, sur lesquels quelque 360 milliards se trouvent
au Moyen-Orient. Aux États-Unis, les réserves connues ne sont que de 27
milliards de barils, ce qui, au rythme de production national actuel, représente
moins d'une décennie de réserve.
En France, la loi de 1928 a confié à l'État le monopole de l'importation du
pétrole. Celui-ci l'a délégué aux compagnies avec un strict cahier des charges
devant assurer l'approvisionnement national. La capacité de stockage de la
France est proche de 50 millions de tonnes.
Le port de Santa Fe
en Argentine
Projections
On pense généralement qu'au cours des années à venir de nouvelles réserves
seront découvertes et que des technologies nouvelles seront développées, qui
permettront d'accroître l'efficacité de l'extraction à partir des ressources
déjà connues. La fourniture de pétrole brut se prolongera au cours des premières
décennies du XXIe siècle. Cependant, les experts considèrent globalement que ces
découvertes et ces inventions ne permettront pas de prolonger la disponibilité
d'un pétrole brut à bon marché au-delà de cette période. Par exemple, le
gisement de la baie de Prudhoe sur la côte nord de l'Alaska est le plus grand
gisement jamais découvert dans l'hémisphère occidental; l'extraction ultime du
pétrole brut de ce gisement devrait atteindre environ 10 milliards de barils, ce
qui est suffisant pour satisfaire aux besoins actuels des États-Unis pour un peu
moins de deux ans, mais un seul gisement de cette taille a été découvert en
Occident en plus d'un siècle d'exploration. De plus, l'activité de forage n'a en
rien interrompu le déclin progressif des réserves de pétrole brut américaines
qui s'est amorcé durant les années 1970.
Energies de
substitution
À
la lumière des réserves disponibles et des projections peu enthousiastes, il est
clair que des sources d'énergie de substitution seront nécessaires à l'avenir.
Toutefois, les options sont peu nombreuses lorsque l'on en vient à considérer
les besoins massifs en énergie du monde industrialisé. L'extraction commerciale
des schistes bitumeux et la production d'un pétrole brut de synthèse restent à
démontrer avec succès et des questions sérieuses se posent quant au caractère
compétitif des coûts et des volumes de production pouvant être atteints par ces
nouvelles sources potentielles.
Le seul carburant de substitution capable de répondre aux immenses besoins
actuels en énergie est le charbon, dont la disponibilité aux États-Unis et dans
le reste du monde est bien connue. Le renforcement envisagé de son utilisation
irait de pair avec une augmentation de la consommation électrique provenant de
centrales au charbon pour répondre de plus en plus aux besoins des nations
industrielles. Des sauvegardes adéquates peuvent sans doute être fixées quant à
son utilisation par la technologie d'ingénierie moderne, avec une faible
augmentation des coûts de capital et de fonctionnement. La grande époque du
pétrole pourrait se terminer avant la fin du XXe siècle.
Pipe-line au Canada
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