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Ces dépôts de surface de pétrole brut sont connus depuis des milliers d'années.
Dans les régions où ils sont apparus, ils furent longtemps utilisés à des fins
aussi limitées que le calfatage des bateaux, l'imperméabilisation des vêtements
et l'allumage des torches. À la Renaissance, certains dépôts de surface étaient
distillés en vue d'obtenir des lubrifiants et des produits médicinaux, mais la
véritable exploitation du pétrole brut ne commença pas avant le XIXe siècle. La
révolution industrielle entraîna la recherche de nouveaux combustibles et les
bouleversements sociaux qu'elle occasionna créèrent un besoin d'un pétrole peu
onéreux et de bonne qualité pour les lampes; les gens souhaitaient pouvoir
travailler et lire une fois la nuit tombée. Toutefois, l'huile de baleine
n'était accessible qu'aux riches, les bougies de suif avaient une odeur
désagréable et les becs de gaz n'existaient que dans les maisons et appartements
modernes des zones urbaines.
La recherche d'un meilleur combustible de lampe entraîna une forte demande
d'«huile de roche» — c'est-à-dire de pétrole brut — et, vers le milieu du siècle
dernier, de nombreux scientifiques développèrent des procédés permettant d'en
faire un usage commercial. C'est ainsi que James Young, parmi d'autres en
Angleterre, commença à fabriquer différents produits à partir de pétrole brut,
mais il s'orienta par la suite vers la distillation du charbon et l'exploitation
des schistes bitumeux. Le physicien et géologue canadien Abraham Gessner déposa
en 1852 un brevet pour obtenir, à partir du pétrole brut, un combustible pour
lampe peu onéreux, brûlant sans résidu, appelé pétrole lampant; en 1855, un
chimiste américain, Benjamin Silliman, publia un rapport indiquant la gamme de
produits utiles pouvant être obtenus par distillation du pétrole.
La sonde Rotary
C'est ainsi que débuta la recherche de plus grosses sources d'approvisionnement
en pétrole brut. Le fait que les puits creusés pour l'eau et le sel présentent
parfois des infiltrations de pétrole était bien connu. L'idée de forages
pétroliers fit donc naturellement son chemin. Les premiers puits furent forés en
Allemagne en 1857-1859. L'initiative qui rencontra le plus grand retentissement
fut cependant celle d'Edwin L. Drake en 1859, près d'Oil Creek, en Pennsylvanie.
Drake, qui travaillait sous contrat pour l'industriel américain George H.
Bissell, procéda à des forages pour trouver la «nappe mère», origine des
affleurements de pétrole de Pennsylvanie occidentale. Si Drake extraya un
pétrole de type paraffine, d'écoulement aisé et facile à distiller et si le
puits était peu profond, sa réussite n'en marquait pas moins le début de
l'industrie pétrolière moderne. Le pétrole fit rapidement l'objet de toute
l'attention de la communauté scientifique, et des hypothèses cohérentes furent
émises quant à sa formation, sa remontée à travers les couches terrestres et son
emprisonnement. Avec l'invention de l'automobile et les besoins en énergie issus
de la Première Guerre mondiale, l'industrie du pétrole devint l'un des
fondements de la société industrielle.
Une raffinerie aux Etats-Unis
Aujourd'hui si les prix du pétrole jouent au "yo-yo", encore qu'ils ont
plutôt tendance à se stabiliser, c'est qu'ils obéissent à la loi de
l'offre et de la demande et en général l'offre dépend de l'OPEP
(Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole). Si les pays arrivent à
se mettre d'accord sur leur production respective, ils peuvent dicter
leur loi au marché mais chacun a des intérêts particuliers à défendre et
de l'autre coté, il y a les pays consommateurs qui ont des stocks
(surtout les Etats-Unis) et ces dits stocks, si ils sont utilisés,
pourraient déstabiliser le marché. C'est pourquoi le prix du pétrole est
surtout lié aux taxes intérieures que tous les pays appliquent sur leurs
produits et qui ne reflètent pas leur prix de production.
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